Même la mort ne protège plus les femmes du manque de respect

Le décès de Wilfried MANDE, l’influenceuse tiktokeuse devrait être un moment de recueillement, de compassion et de solidarité envers sa famille. Pourtant, ces derniers jours, un commentaire publié sous la photo de l’illustre disparue est venu nous rappeler une réalité inquiétante : certaines personnes ne respectent même plus les morts. J’ai été profondément indignée.

Non seulement parce que ce commentaire visait une femme, mais aussi parce qu’il a été publié alors qu’une famille traverse l’une des épreuves les plus douloureuses : la perte d’un être cher.

Une femme ne devrait jamais être réduite à son corps, à son intimité ou à des propos humiliants. Encore moins lorsqu’elle n’est plus là pour répondre. Les réseaux sociaux offrent une formidable liberté d’expression. Mais cette liberté ne peut pas devenir un permis d’humilier, de blesser ou de piétiner la dignité humaine.

Ce triste épisode nous rappelle que le combat pour le respect des femmes est loin d’être terminé. Le respect ne se limite pas aux discours prononcés lors des grandes journées internationales. Il se mesure aussi dans nos mots, nos publications et nos commentaires du quotidien. C’est dans cet esprit que le Réseau des Journalistes pour la Promotion des Droits des Femmes (RJPF) porte la campagne #RespecteMoi. Cette campagne rappelle une vérité simple : le respect n’est pas une faveur, c’est un droit.

Respecter une femme, c’est respecter sa dignité de son vivant. C’est aussi respecter sa mémoire après son départ. Car lorsqu’une société banalise les insultes, les humiliations ou les moqueries envers une femme décédée, elle envoie un message inquiétant aux femmes qui sont encore en vie.

En tant que MOLOBELI ya Basi, je refuse que l’indifférence devienne la norme. Je continuerai à dénoncer les violences verbales, le cyberharcèlement et toutes les formes de mépris qui portent atteinte à la dignité des femmes.

À la famille de Wilfried MANDE, j’adresse mes sincères condoléances et mes prières.

Et à chacun de nous, je lance cet appel : choisissons le respect. Derrière chaque photo se trouve une histoire. Derrière chaque nom, il y a une famille. Derrière chaque femme, il y a une dignité qui mérite d’être protégée.

Le respect ne s’arrête pas à la mort. Il révèle notre humanité.

Laisser une Réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bonjour